Cette forêt qui nous entoure

L’importance de la forêt n’est plus à démontrer : elle peut être sauvage ou plus ou moins maîtrisée ou orientée quant à la nature des essences qui la composent. La forêt a aussi un impact économique direct.
La Grenouille s’est intéressée à l’histoire de la Forêt de Cheverny en la replaçant dans le contexte indissociable de la Sologne et en nous arrêtant sur les nombreux métiers du bois qui ont fait vivre tant de familles.
Des choix pertinents ont été établis à l’époque de Paul de Vibraye, grâce auquel la forêt de Cheverny présente l’aspect que nous lui connaissons.
Aujourd’hui, le changement climatique que nous constatons oblige à définir une stra­tégie à long terme vis-à-vis des plantations à effectuer pour pérenniser nos forêts.

Cette forêt qui nous entoure - Cheverny
À l’époque de Paul de Vibraye (1)
Lorsqu’en 1829 Paul de Vibraye est devenu propriétaire de cette terre de Sologne d’envi­ron 2 900 hectares, presque entièrement en friche, il se donna alors pour objectif de maîtriser et de valoriser cette nature sauvage. Il avait une vingtaine d’années. Il dut lutter contre l’envahissement des bruyères pour regagner des surfaces de cultures.
Paul de Vibraye avait plusieurs possibilités dont celle de travailler autour du château. Le parc de 57 hectares est constitué de terres calcaires assez faciles à travailler. Il choi­sit la difficulté en travaillant les marécages, les étangs, les landes et les surfaces de bruyères... Il ne cherche pas à transformer la Sologne en paysage beauceron. Il s’inscrivait dans la logique de servir son pays à travers la valorisation de son domaine.
Paul de Vibraye s’engage dans cette mission pendant 37 ans, avec les moyens restreints de l’époque : « Acceptant la loi du travail, je crus, dans mon état de liberté, devoir m’impo­ser cette tâche. J’eus d’abord à lutter contre les partis pris, le mauvais vouloir et la force d’inertie ».
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Ce que Paul de Vibraye va entreprendre dans les années 1830-1870 correspond à la période où toute la Sologne va opérer sa mutation, grâce aussi à Napoléon III qui désenclava ce territoire. C’est aussi le moment où se construisent plusieurs centaines de châteaux dans la région.
Sur le domaine de Cheverny, la stratégie fut donc d’accorder au boisement environ 2/3 de superficies des terres et 1/3 aux terres arables, au départ des prairies assez nutri­tives qui deviendront ensuite des terres à vignes (62 ha).
Les 3/4 des fermes étaient en friche, consé­quence d’une longue période de troubles depuis la Révolution, suivie des guerres napo­léoniennes pas si éloignées à cette époque, qui ont épuisé les populations. Inutile dans ce contexte d'espérer lancer des cultures intensives. Il fallait alors reconstituer l’ancien sol forestier avant de reboiser, recreuser les fossés et les étangs en évitant les eaux sta­gnantes et en éloignant le bétail qui broutait les jeunes pousses.
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Les semis de bois et les plantations à l’époque sont essentiellement constitués de chênes, de châtaigniers, de bouleaux et de divers conifères. Les glands étaient souvent mélan­gés avec des graines de pin maritime, de pin sylvestre, de laricio et de pin noir d’Autriche. Le bouleau est l’essence la moins fragile et qui prospère le mieux au milieu des jeunes chênes et des bruyères. Les châtaigniers furent semés sur les terres saines et sili­cieuses. Dans les clairières, était souvent pratiqué l’écobuage (2) tempéré.

Après avoir préparé les terres de Cheverny, Paul de Vibraye va voyager dans le monde entier

Il rapportera différentes graines et plants pour tenter d’y acclimater des centaines de variétés :
- Les chênes d’Amérique septentrionale ne purent pas rivaliser avec nos chênes locaux, à savoir les quercus pedunculata et les quercus sessiliflora. Un chêne d’Orient fit exception et résista : le quercus cerris.

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- Les conifères indigènes venus d’Europe, les exotiques d’Asie, d’Afrique, d’Amérique du Nord. Paul de Vibraye introduisit environ 120 espèces et au final en gardera entre 20 et 25 dont les semences résistèrent.
- Les pins : beaucoup de travail et de soins pour peu de résultats, sauf pour le pin rouge d’Amérique proche de notre Laricio corse.
Pour les espèces superbes de haute Californie, de l’Oregon ou des montagnes Rocheuses, les résultats ne furent pas probants.
Au retour de ses voyages en Autriche, il sema environ 25 ha de ses pins noirs d’Autriche dans quelques clairières à repeupler.
- Les abies. Ce fut certainement pour Paul de Vibraye sa plus belle réussite. Il en avait rapporté une trentaine d’espèces, mais n’en sélectionna que neuf pour son domaine. Pour lui, il était anormal de planter des arbres de montagnes et d’altitude en plaine. Mais l’expé­rience était à tenter. Il commença par les abies pinsapo venus d’Espagne vers 1837, puis quelques variétés d’Amérique du Nord : les abies nobilis, les isuga douglasii et lasiocarpa, l’abies normanniana venu d’Orient.
Vers les années 1842, Paul de Vibraye implanta les cèdres du Liban qui forment dans le parc du château une des plus belles allées d’Europe à ce jour. Il crut beaucoup à l’acclimatation des cèdres de l’Atlas en terre de Sologne et aussi aux deux géants de Californie : le sequoia sempervirens, amateur d’argile compacte et le séquoia gigantea, qui aime les terres tourbeuses et que l’on peut admirer tout au long de l’allée du Chêne des Dames qui conduit au golf de Cheverny.
Le travail de plantation sur les zones défri­chées se fit sur environ 450 hectares et la remise en état des pâtures sur 390 hectares.

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Paul de Vibraye inscrit sa démarche dans le courant de l’époque
Toutes ces transformations eurent lieu dans le cadre de l’engagement de toute la Sologne au XIXe siècle avec le Comité central agricole de Sologne (CCAS) créé en 1859.
L’histoire du domaine de Cheverny concerne la forêt à travers les plantations, l’entretien et la valorisation des bois, à l’image de tous les autres domaines tenus par les grands proprié­taires forestiers de l’époque.
Après la chute de la Restauration en 1830, on assista à un repli des grands propriétaires parisiens déchus pour la plupart de leurs fonctions qui investiront alors en replantant en majorité des pins maritimes et sylvestres dans leurs domaines. Cette démarche contribua à sortir la région de sa misère sociale et écono­mique, jusqu’aux grandes gelées des hivers 1878-1879 et 1879-1880 où les températures descendirent jusqu’à moins 28°pendant plu­sieurs jours. Les 3/4 des surfaces boisées étaient plantées en pin maritime, malheu­reusement trop sensible aux gelées. 80 000 hectares de ces pins furent détruits.
Suite à ce désastre, une grande réflexion s’imposa de la part des élus régionaux, des propriétaires forestiers, du gouvernement et de toute la population qui vivait essentielle­ment des métiers du bois.
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Il fallut abattre les milliers d’hectares d’arbres morts sur pied et replanter une variété plus robuste : le pin sylvestre. Le Comité agricole de Sologne incita à la création de six pépi­nières de secours. Paul de Vibraye en fit partie ainsi que deux grands pépiniéristes locaux, M. Transon et M. Barbier, qui entreprirent la culture de pins sylvestres et laricio sur 90 hec­tares. Ils reboisèrent le domaine de Cheverny et bien d’autres avec une centaine d’ouvriers.
Vingt ans plus tard, Napoléon III, en visite chez sa grand-mère qui résidait au châ­teau de La-Ferté-Beauharnais, tombe sous le charme de la région. La Sologne devint à la mode... L’État vota des budgets en faveur de la recherche agronomique, de l’élevage d’animaux importés de pays lointains, de l’assèchement de 1 600 étangs, de l’ouverture de 600 km de voies agricoles et forestières et d’une ligne de chemin de fer. On commença la construction d’un canal afin de transporter la marne destinée à enrichir les sols pauvres. Le prix de la terre passe de 50 francs l’hectare en 1850 à 300 francs en 1870 et à 500 francs en 1900.
80 000 hectares seront reboisés. La forêt double de surface en 20 ans et de nombreux métiers du bois font vivre des milliers de tra­vailleurs des petites communes de Sologne, dont Cheverny et Cour-Cheverny.

La filière bois et ses débouchésLe pin sylvestre est l’essence la plus résis­tante et la moins gélive. Ses plantations sont passées de 10 000 ha en 1880 à 60 000 en 1890 et à 115 000 en 1914. Il constitue le massif résineux le plus important du centre de la France.
Les débouchés commerciaux sont nombreux : la production de cotrets (3) qui servaient d’allume-feu pour les fours des boulangers. Le pin n’étant pas un bon bois de chauffage comme le chêne peut l’être, les cotrets pelés ou non firent les beaux jours de nos boulangers... mais c’est vers le négoce de poteaux télé­phoniques, d’étais de mines et de traverses de chemin de fer que les propriétaires comme Paul de Vibraye vont se tourner pour rentabili­ser leurs plantations.

Rien ne se perd dans la forêt
Les balais de bruyère et de bouleau qui servent à l’entretien des rues et des cours sont fabriqués sur place. On y trouvait en abondance la bruyère et la brémaille (4). Cette petite industrie s’établit dans nombre de com­munes de notre région, en particulier à Cour- Cheverny et à Bracieux qui possédaient une gare pour exporter leur production vers la ville. Cette fabrication présentait aussi l’avantage de fournir du travail l’hiver à la veillée, quand le temps était mauvais. Les balais se ven­daient par douzaines entre 0,80 francs et 1,20 francs chez le producteur.

Chateaubriand écrivit, un jour de tristesse :
« Les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent »
Le peuple de la forêt s’organisa très vite en créant de nouveaux métiers : bûcherons, écorceurs, fendeurs, rouliers, scieurs de long, charbonniers, ramasseux... On produit des étais de mines, de la pâte à papier, du char­bon de bois (pour Paris), des traverses de chemin de fer, des cotrets (fagots de bois)... La population augmente de 10 %.
Les propriétaires vont trouver sur place une main d’oeuvre disponible : les journaliers agri­coles peu employés l’hiver, la baisse du nombre de bergers (moins de landes = moins de moutons)... On comptait autant de scieries que de boulangeries.
Vers 1900, le pourcentage de bûcherons varie, suivant les villages, de 30 à 50 %. C’est à cette période que le prix du bois va beau­coup baisser... et le salaire des bûcherons par voie de conséquence. Les causes sont multiples qui aboutissent à remplacer l’usage du bois :
- la concurrence du gaz, du pétrole, du char­bon (coke) pour se chauffer ;
- les réseaux ferrés étant terminés, on a moins besoin de traverses de chemin de fer ;
- le métal remplace parfois le bois pour les constructions...
La communauté des bûcherons entre dans une grande précarité. 800 d’entre-eux se mettent en grève. En 1892 est créé le premier syndicat des bûcherons et ouvriers agricoles. Le journal « Le Progrès du Loir-et-Cher » du 18 septembre 1892 nous précise que « les travailleurs dans les bois de Chambord gagnent à peine 20 sous par jour pour 14 à 15 h de travail ».
En Loir-et-Cher, le syndicat des bûcherons, avec 600 adhérents, est le plus important après celui des cordonniers. En 1892, Arthur Rozier, rédacteur en chef du journal « Le Progrès du Loir-et-Cher », fonde des sections syndicales à Cour-Cheverny, Contres et Mont-près-Chambord pour ce qu’il appelait « le pro­létariat le plus misérable des campagnes ».
Pendant plusieurs années, la lutte fait rage entre environ mille bûcherons et les proprié­taires forestiers qui créent le syndicat du commerce des bois du Loir-et-Cher. Ces der­niers veulent mettre fin au système dit « des callots » qui donne le droit aux bûcherons de conserver une partie de la souche et du pied de l’arbre abattu. Ce qui représentait près de la moitié du revenu des bûcherons. Un an plus tard, les bûcherons obtiendront gain de cause après une grève sur tout le territoire local.

La vie dans un « cul de loup »
Au domaine de Cheverny (2 200 ha), à Chambord (5 000 ha) ou en forêt de Boulogne (4 000 ha), lorsqu’on apercevait une petite fumée blanche qui se dandinait entre les branches supérieures des arbres, nous pou­vions être certains qu’il y avait de la vie en-dessous. Toute une population vivait en famille dans des cabanes en bois couvertes de terre. Ils exerçaient leur métier sur place : les bûcherons, les charbonniers, les fendeurs, les écorceurs... dont certains vivaient à l’année dans la forêt.
Les balaitiers, les rouliers, les débardeurs, les ramasseurs de litière ou de bois mort, les van­niers, les scieurs, les gardiens de troupeaux... vivaient dans les hameaux tout proches.

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Les métiers du bois

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Le bûcheron
C’est avant tout un paysan dont le métier consiste à moissonner. La récolte du bois s’appelle la coupe. La coupe, vendue en octobre est abattue de novembre au prin­temps. Rares sont les bûcherons à l’année dans la forêt. Ils sont ouvriers et travaillent dans les fermes d’avril à novembre. Dès que le bûcheron arrive dans sa coupe, il com­mence à bâtir son « cul de loup » en s’assu­rant de la proximité d’un point d’eau.
On distingue la coupe en taillis et la coupe en futaie. Quand la coupe commence, inter­viennent successivement les fendeurs, les écorceurs, las balaitiers, les charbonniers. Puis les débardeurs, les rouliers, les scieurs, les gardes, etc.

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L’écorceur
Les écorces de chêne sont les plus prisées par les tanneries de Blois, de Romorantin et de Courmenon. Les écorces permettent de produire le « tan », poudre qui sert à la préparation des cuirs. Les écorces de che­niaux (petits chênes) se vendent le double des écorces de vieux chênes. Les écorces se vendent à la botte de 1,20 ml et 0,80 m de circonférence environ. Les écorces de noyer et d’aulne servent pour teindre en noir. Les teinturiers en font de l’encre.

Le fendeur
À Cheverny, on fend surtout du merrain (5) destiné à la tonnellerie, mais aussi à la confec­tion de lattes destinées aux charpentiers pour supporter les petites tuiles dites « tuiles de Bourgogne ». Le bois est surtout du chêne et du châtaignier. Celui qui fend est appelé le maraudier ou le fendeux. Pour la confection des douelles (6) de fûts, on utilise le coeur de l’arbre, sans l’aubier.

Le roulier et le débardeur
Localement, nous nous sommes beaucoup inspirés des Landes : que ce soit pour les plantations de pins, l’extraction de la résine, la fabrication des cotrets (4)... mais surtout pour l’attelage de mules qui servaient à extraire les grumes des bois. Sortir les billes de bois en leur fixant des chaînes pour ensuite les suspendre au fardier ou les déposer sur un chariot pour les transporter à la scierie était un travail particulièrement pénible.
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Le débardage consiste à charger dans une charrette le bois coupé et fendu en forêt, le transporter en bordure de chemin ou de route, et le décharger afin qu’il soit repris par les acheteurs.
Les débardeurs sont souvent des paysans locaux qui se louent à la journée avec leur attelage complet.

Le scieur de long

Le scieur en hauteur s’appelle le chevrier, le scieur de bas s’appelle le renardier. Son travail consiste à débiter du bois de charpente, de charronnage, de traverses de chemin de fer... Une fois la bille de bois équarrie, elle est montée sur une chieuve. Le chevrier qrimpe sur la bille et guidera la scie, aidé par le renardier resté au sol, en tirant la scie l’un après l’autre.

Le charbonnier
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Quand le charbonnier s’installe dans une coupe, son premier travail, après avoir construit son « cul de loup » est de chercher un emplacement pour ses fourneaux. Il pourra peut-être trouver une place ayant déjà servi à la coupe précédente, 25 ou 30 ans avant... Il se servira alors du poussier (7) conservé sous les restes car il en aura besoin pour finaliser la meule. La meule mesurera environ sept mètres de diamètre. Elle sera recouverte par des herbes fauchées aux alentours pour éviter que le poussier ne s’échappe. Le fourneau n’est recouvert qu’aux 2/3 pour laisser du tirage dans la partie inférieure.
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Le charbonnier aura terminé de construire sa meule lorsqu’il aura entassé sur deux niveaux (un horizontal et un vertical) environ dix stères de bois, le bon chêne au centre de préférence.
Six heures sont nécessaires à la fabrication d’une meule. Le fourneau brûlera environ 24 h, mais il ne doit ni fumer, ni flamber. La surveil­lance doit être incessante. Les flammes ne doivent jamais s’échapper ni de la cheminée, ni de la couche de poussier, ce qui indiquerait que le bois brûle.
En temps ordinaire, le charbonnier est un vieux professionnel habitué depuis longtemps à ce travail. Il passe ses nuits à surveiller son chantier. Il se réveille «automatiquement», sort de sa cabane et va se rendre compte où en est son feu... Quand le fourneau cesse de brûler, le travail est terminé. Le charbonnier découvre la meule avec précautions quart après quart et étale tous les morceaux à l’extérieur en éteignant avec de l’eau les mor­ceaux qui brûlent encore.
Ce travail, relativement rentable, pouvait rap­porter entre 700 et 900 francs par semaine et faire vivre une famille avec trois enfants.
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Une meule de dix stères se transforme entre 18 et 20 sacs de charbon de bois. Une famille pouvait brûler deux meules par jour pendant environ 40 semaines par an.

P. D.

Source : « La Sologne des bois » - Muguette Rigaud - Jean-Paul Grossin - Juin 1987.
(1) Voir aussi « Cheverny et Cour-Cheverny en Loir-et- Cher… À la poursuite de notre histoire » - Éditions Oxygène Cheverny 2022 - page 247 « 37 années pour valoriser les terres et la forêt du domaine de Cheverny».
(2) Écobuage : technique de préparation d’un espace avant sa mise en culture. C’est un moyen de défrichement réalisé par brûlage.
(3) Cotret : petit fagot composé de morceaux de bois courts et de médiocre grosseur.
(4) Brémailles : bruyère utilisée dans la confection de balais.
(5) Merrain : planche obtenue en débitant un billot de bois, et qui sert à façonner une douelle.
(6) Douelle : c’est une pièce en bois de chêne qui forme avec d’autres la paroi des tonneaux.

(7) Poussier : poussière de charbon.

La Grenouille n°71 - avril 2026

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