Le marronnier et sa contrariété

En entrant dans Cour-Cheverny (Maison de retraite) et en sortant de Cheverny (vers Contres), vous avez dû remarquer la tristesse des marronniers depuis la mi-juillet jusqu’à la fin de l’automne. Un petit papillon de 3 à 5 mm précédé d’une chenille appelée "mineuse du marronnier" (camararia ohridella) se nourrit du tissu de remplissage des feuilles. Quatre ou cinq générations sont possibles dans l’année (des dizaines d’oeufs à chaque ponte...). La nuisance de cette chenille est surtout esthétique mais le manque de photosynthèse nuira-t-il à la durée de vie de l’arbre ? 
En France, ce petit papillon est connu depuis une dizaine d’années. Le seul moyen efficace pour le limiter est le ramassage et la destruction des feuilles mortes qui contiennent les futures chenilles. Avec le froid de cet hiver on peut espérer que les mineuses venant de Macédoine (à l’origine) resteront en terre. 


Laurent Ravineau - La Grenouille n°2 - Janvier 20009