La Grenouille, qui s’est bien sûr intéressée à ce sujet puisque nombre de ses congénères résident sur les mares et étangs du Golf du château de Cheverny, a interrogé Stéphane Jouannest “green Keeper” du golf en poste depuis sa création, il y a 20 ans. Voici sa réponse :
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Stéphane Jouannest, green keeper du golf de Cheverny |
“Un golf, c’est une culture de gazon qui, pour la bonne pratique de ce sport et
pour sa pérennité, a besoin d’eau, d’engrais, et de produits contre les maladies
et les mauvaises herbes. Sur les 135 ha. du golf de Cheverny, environ 15 ha.
sont arrosés et reçoivent des intrants, et seulement 1 ha est cultivé de façon
intensive. Une seule application de désherbant et de fongicide sur les 15 ha.
et jamais d’insecticide. L’ h e c t a r e de greens cultivé de façon intensive,
peut recevoir jusqu’à 6 fongicides par an et les engrais sous forme organique
sont appliqués avec des apports très fractionnés. Ces chiffres sont sans
comparaison avec certaines cultures destinées à la consommation humaine. Sur un
golf, la notion de rendement n’existe pas, seule la surface de jeu et la
pérennité du gazon est importante. De plus, les bénéfices des gazons sur
l’environnement ont été prouvés, comme par exemple son rôle sur la captation du
CO2 et comme étant un filtre naturel des eaux de
ruissellement vers les nappes phréatiques. Le golf de Cheverny représente, par
an, la fourniture d’oxygène pour 6 000 personnes et la captation de CO2 de 1 200 voitures.”
La morale de cette histoire : jouer au golf c’est aussi
bon pour la planète !
La Grenouille - La Grenouille n°19 - Octobre 2010
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