Le trottoir, source d'embellissement du village

La fin de l’usage des pesticides sur le domaine communal et le souhait de la municipalité d’oeuvrer pour la mise en valeur du village l’ont amenée à entrer en relation avec quelques riverains de la place de la République et du boulevard Munier à Cour-Cheverny désireux de participer, entre voisins, et en accord avec les services techniques de la mairie, à l’embellissement des trottoirs du quartier. 

La mise en oeuvre de ces aménagements peu coûteux et leur entretien pris en charge par les riverains sont susceptibles de renforcer les liens entre voisins ; c’est aussi une façon de rendre le paysage urbain plus agréable, et de contribuer (très modestement, mais on peut rêver !) au ralentissement du trafic routier… Ce sont en tout cas les résultats constatés dans de nombreux villages ayant mis en oeuvre de tels projets. Une réunion entre élus et riverains a eu lieu en novembre, qui a permis de définir les modalités de ce projet : harmonisation des aménagements, répartition des rôles, définition des semis et plantations adaptés, organisation générale et mise au point des détails de la réalisation. Chacun apportant sa pierre (et ses plantes) au projet, l’opération a pu se structurer de la façon suivante :
• la découpe du trottoir, la mise en place de la terre en pied de façade sur une largeur de 15 cm environ, selon les souhaits de chaque riverain, est réalisée par les employés communaux,
• les plantes ou semis sont choisis, fournis, mis en place et entretenus par les riverains, • les entourages d’arbres seront traités de la même façon,
• la commune reste à disposition de chacun pour d’éventuels conseils ou modifications nécessaires au projet.
Les résultats de cette action sont déjà perceptibles, et laissent espérer d’autres initiatives du même genre dans d’autres quartiers de la commune au cours des prochains mois… Les « cobayes » de ce projet sont disponibles pour partager cette première expérience avec les habitants d’autres quartiers… Rendez-vous au printemps prochain pour un premier bilan visuel !

Le Triton – La Grenouille n°38 – Janvier 2018

La nature au pied du mur…

Depuis plus d’une génération les trottoirs sont « propres » comme « l’allée d’un château ». Mais avant, dans les coins de rues, aux pieds des poteaux, on pouvait voir des giroflées, des myosotis, des marguerites, des coquelicots… Toujours gagner du terrain sur la nature en recouvrant, asphyxiant la terre avec toutes ces matières inertes qui, pour vous faire gagner du temps, vous rendent esclave d’un paysage sans vie. Dans une rue sans verdure, on se dépêche. Une petite fleur inattendue, un parfum souvenir, un petit arbuste inconnu, une feuille de menthe que l’on froisse… et la rue n’est plus la même. Bien-sûr, il y a toujours ceux qui pestent quand, fatiguée, notre belle nature se repose et se laisse retomber. C’est à l’automne qu’il faut tout nettoyer avec l’envie qu’au printemps prochain nos fleurs seront encore plus belles. En aucun cas on ne touche à l’espace prédominant de la voiture. Mais on peut rendre les parkings plus discrets avec une vie d’arbustes, de fleurs et d’oiseaux. Il y a encore des personnes qui pensent que les pneus des voitures se sentent mieux sur le goudron ! Vous trouvez que votre jardin est déjà trop grand et, de plus, vous devez entretenir votre trottoir. Aucune obligation, vous faites comme d’habitude, vous ignorez le chardon à votre porte, et peut-être que votre voisin le coupera. Parfois un interstice entre le mur et le goudron suffit pour le semis d’annuelles ou vivaces. Il convient bien sûr de gérer la croissance des plantes pour ne pas gêner les riverains. Doucement, de rue en rue, peut être que nos villages nous ferons passer les saisons de moins en moins vite.


Le Grillon – La Grenouille n°38 – Janvier 2018